L'impression à la demande

Une nouvelle approche de la distribution du livre

La POD ?

Oser autrement

F.A.Q.

La chaîne du livre?

Regardons de plus près comment se déroule l’élaboration puis la fabrication du livre, et rappelons succinctement comment le livre naît et finit entre les mains du lecteur.
— l’auteur écrit (milliers d’heures), corrige, relit, re-relit, etc.
— l’auteur donne le livre (cède les droits d’édition) à l’éditeur
— l’éditeur corrige, édite, façonne, crée la couverture (avec ou sans l’aide d’un illustrateur), met en vente le livre via des canaux de distributeur.
— l’éditeur donne le bon à tirer (appelé BAT) du livre à l’imprimeur.
— l’imprimeur imprime, met en carton (carton + plastique + papier ou mousse pour protéger les livres)
— l’imprimeur donne le livre au distributeur qui l’emmène au point de vente : magasins, libraires.
— en parallèle, le diffuseur fait la pub, le marketing, communique auprès de revendeurs pour promouvoir le livre.
Il est important de savoir que la production élevée de livres vient de plusieurs facteurs :
— la recherche permanente de nouveautés
— la concurrence
— le coût de production baisse énormément en imprimant en masse. C’est le principe de l’usine. Imprimer 5 000 ou 40 000 exemplaires coûtera bien moins cher qu’en imprimer 1000.
Dès lors, il se passe la première chose importante :
Mouvement n° 1 (de l’imprimeur vers le revendeur) > camion/carburant/manutentions/coûts de stockage et d’emballage et déballage (chez le revendeur).
Ensuite débute la phase 2, l’envoi et la mise en vente.

 

La durée de vie d’un livre : quelques semaines

Une fois le livre chez le revendeur/libraire, il faut tenir compte de ce qu’on appelle la durée de vie d’un livre. Avec le système du retour d’invendus, le libraire ne peut renvoyer qu’à partir de 3 mois les livres reçus par les distributeurs (jusqu’à 12 mois max).

En général, un livre reste entre quelques semaines et quelques mois (rarement) sur les étals. Poussés par les éditeurs et les lecteurs qui veulent la dernière nouveauté, les revendeurs (libraires) sont coincés et contraints de suivre l’irrépressible mouvement sous peine de ne jamais relever le nez du guidon voire de fermer les portes.
Le libraire est donc soumis à un problème de turn-over incessant de nouveautés, de pubs, etc.
Il est obligé de stocker, de remplir de la paperasse, et est contraint à un jeu de trésorerie soldé à 90 jours fin de mois. Tout cela est lourd à supporter. Et ceci est reporté sur l’éditeur via le distributeur (pour simplifier).
Début alors la phase 3, pour la plupart des livres : le retour des invendus.

 

 

Que devient le livre invendu ?

Après être resté un temps incertain, souvent court dans les rayons, le livre invendu repart dans l’autre sens, de chez le libraire vers des lieux de stockages immenses (hangars, corps de fermes). Parfois, il n’est même pas sorti du carton qui l’emballait.

S’ensuit la troisième étape importante et le Mouvement n° 2 (du revendeur vers le distributeur puis stockage) : camion et carburant/manutentions/coûts de stockage, d’emballage et déballage

Puis le pilon.

En général, le livre finit au pilon au bout de quelques années (ou quelques mois). C’est la troisième étape importante et le Mouvement n° 3 (du hangar vers la déchetterie et le « pilon ») :

donc de nouveau camion + carburant/manutentions/coûts de stockage (dans le camion avec les palettes, etc.), déballage et mise au pilon.

Résultat : 142 millions de livres en 1 an, rien qu’en France (en 2017 source ici), le tout après avoir fait des centaines de kilomètres (voire des milliers) en camion et le plus souvent pour rien.
142 millions, cela fait environ un quart de la production annuelle de livres.

Pire, si le livre est en imprimé dans les pays de l’Est, aux USA ou carrément en Chine (oui, oui, regardez donc les livres pour enfant 90% sont imprimés en RPC).

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Retour d’invendus : connaissez-vous un seul autre secteur qui puisse permettre une telle chose ?

Non, et pour cause, c’est un non-sens. Dans le commerce, normalement, un revendeur ne rend jamais le produit au producteur. Ici, les revendeurs sont les libraires (avec les distributeurs et les diffuseurs derrière) et le « producteur » est l’éditeur (et bien sûr l’auteur).
Ce système (largement appelé « office ») tient son origine, en tout cas en France, dans l’idée qu’eurent certains éditeurs au milieu du XIXe siècle de proposer aux libraires les nouveautés de sa maison d’édition et, surtout de retourner les invendus qui ne plaisaient pas. Tout — ou presque — part de là.
L’idée, dans la moitié du XIXe siècle, était brillante pour faire vendre plus de livres. Mais aujourd’hui, alors que le système a perduré, il s’est mué en monstre. C’est devenu la « chaîne du livre », chaîne qui s’est vue accrocher un boulet si pesant sur chacun de ses maillons (depuis l’auteur jusqu’au lecteur) que son fer a gangrené la cheville et menace de carrément de trancher celle-ci, tant la situation empire au fil du temps.
Alors pourquoi le retour d’invendus existe ? Pour faire vendre, pour faire consommer.

 

Des solutions ?

Pour le moment, il n’en existe pas beaucoup. Aux éditions L’Alchimiste, nous avons opté pour l’impression à la demande (POD en anglais).

Pourquoi ? Parce que la POD permet :
— la suppression du pilon.
— la suppression du stockage (coûts élevé, chauffage ou climatisation pour une hygrométrie stable sinon les livres et carton pourrissent, manutentions, entretien etc.)
— l’absence du triple mouvement de camion (imprimeur > libraire/libraire > stockage/stockage > pilon) et du gazole qui va avec.
Ensuite, pour notre part, notre imprimeur est en France (donc, on allège le bilan carbone par rapport à un livre imprimé en Europe de l’Est ou en Asie). Donc :
— la diminution du bilan carbone du livre
Seulement, pour sortir du système infernal (et de consommation), il y a le sujet qui ne plaît guère dans le milieu parce qu’il va à contresens de celui-ci : la « vente ferme ».

 

La vente ferme ?

La vente ferme, voilà la question qui fâche, pour laquelle nous avons opté, c’est l’impossibilité du retour d’invendus. Précisément pour casser le schéma dessiné jusqu’ici.

Nous avons fait ce choix parce que nous pensons que l’ensemble de la situation décrite plus haut trouve sa source là. Si nos livres vous plaisent, achetez-les. Défendez-les.

Mais il y a quelque chose d’étrange et un peu absurde à critiquer la toute-puissance d’Amazon (ou d’autres) en faisant en même temps leur jeu, car eux, vont vendre les livres en POD. En fait, ils vont vendre tout.
Mais à nouveau, posons-nous la question : dans quel secteur trouvons-nous des revendeurs qui redonnent au producteur ce qu’il n’a pas réussi à vendre ?
Ce qui donne ce dialogue tourné en dérision :
— Bonjour, Monsieur le boulanger, je vous rends vos baguettes, car cette semaine mon magasin n’a pas pu les vendre.
— Mais je ne peux plus rien en faire, Monsieur !
— Ce n’est pas grave et puis ce n’est pas mon problème. Rendez-moi mon argent et reprenez vos baguettes, et à la semaine prochaine, hein !
C’est absurde et pourtant c’est tout ce système qui fait moisir l’ensemble, y compris le faible versement à l’auteur.

 

 

Défendre la POD et créer de nouveaux chemins

Normalement, un revendeur achète un objet pour le revendre soit parce qu’il sait que ça va se vendre soit parce qu’il y croit, parce qu’il sait que c’est un bon produit et qu’il a confiance en celui-ci.

Les maillons de la chaîne décrite plus haut ont tous peur de sortir du schéma comme les agriculteurs il y a 15 ou 20 ans (et encore aujourd’hui) avaient « peur » de sortir de la production de masse agricole, production elle-même soumise aux pesticides, aux graines — semences stériles, etc.
Le schéma du livre est comparable. Mais il existe des libraires qui font le choix de soutenir des producteurs-éditeurs différents, hors cadre. Parce qu’ils y croient. Par ailleurs, un produit qu’on achète, on se bat pour le vendre. Tandis qu’un produit qu’on sait pouvoir rendre, on s’en fiche. C’est comme une tomate du jardin ou une tomate sous serre, sans goût, sans vitamines, sans rien.
Alors, posons-nous enfin la question qui fâche (encore) : le livre n’est-il qu’un produit de (sur)consommation comme un autre ?

N’en déplaise à certains, il est clair que oui. Pouvons-nous rendre le système plus sain, plus pérenne, plus écolo ? Oui.

La POD limite le gâchis. Elle permet de remettre le livre (et son auteur !) au centre du débat. La surconsommation passe alors à la consommation responsable (une commande = un livre vendu, ni plus ni moins). En plus, si c’est imprimé localement et livré de suite, le bilan carbone est considérablement diminué.

Voilà pourquoi nous défendons cette approche.

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F.A.Q.

Questions fréquemment posées

Nos livres sont-ils plus difficiles à trouver que les autres?

Nos livres sont distribués par Hachette, ils sont disponibles à la commande dans la grande majorité des librairies, en ligne ou physique. En savoir plus >

Les livres mettent-ils plus de temps à arriver ?

Entre une commande en ligne et l’arrivée au destinataire, il s’écoule environ 5 jours. Dès la commande passée, l’imprimeur prend en charge celle-ci, l’imprime et l’envoi directement. Nous préférons ce délai raisonnable de 5 jours  et opté pour un ralentissement “slow life” plutôt que l’autre système…

La qualité des livres est-elle moindre du fait de la POD ?

Avec les énormes progrès techniques faits par les machines d’impression numérique, Lightning Source France (notre imprimeur) nous façonne des livres d’une très bonne qualité et très bien finis.

Une image plutôt qu’un long discours

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