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Soleil au ventre : "Très accesssible"

Ce n’est pas un secret, Paul est autiste. Asperger plus précisément. Une forme d’autisme qui ne rend pas impossible la communication mais bien plus difficile que pour le commun des mortels. Ici, le Dr Dethieux nous fait vivre les ressentis de Paul. S’il a du mal à s’exprimer, à déchiffrer les émotions, il ressent intensément. Et j’ai apprécié la justesse avec laquelle l’auteur nous glisse dans sa peau. Celle qui ne supporte pas le contact, même pas celui d’un rayon de soleil.

On ressent toute les difficultés de Paul. On a parfois envie d’intervenir. De dire à sa mère d’être moins triste. Que l’autisme n’est pas une maladie. Que son fils est différent mais que la différence ce n’est pas mal. Que c’est même une force dans une civilisation. De dire à son AVS, à sa maîtresse, aux autres enfants de le laisser tranquille.
Que c’est trop dur pour lui. Mais les autres sont humains, ils veulent aider. Aider en sociabilisant.
Dans tous les témoignages que j’ai lu jusqu’à présent, la personne autiste commence à aller mieux quand on la laisse enfin un peu tranquille, qu’on ne lui impose pas en permanence des gens mais qu’on la laisse se reposer, seule. Qu’on la laisse décider quand elle a la force de voir des gens. Puisque la solitude n’est pas forcément négative. Je crois que ces lectures m’ont influencées dans mon ressenti ici. Dans cette envie de sortir Paul de là. Mais ce n’est pas moi qui décide. C’est Jean-Baptiste Dethieux. Et c’est sans doute mieux ainsi puisque Paul évolue. En bien ? En mal ? Il vous faudra lire pour le savoir 😉 Et peut-être bien qu’il n’est pas le seul à évoluer. Il y a plusieurs façon de réagir à la différence : se construire une barrière sous la froideur ou l’ironie, s’y intéresser et ouvrir son esprit ou l’indifférence et ne pas changer.

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