Je cueillerai la vie et je te l'offrirai

Je cueillerai la vie et je te l'offrirai : "bienfaisant et utile"

La cité, la banlieue, constituent une toile de fond prisée par une génération d’auteurs et de scénaristes particulièrement revendicative, soucieuse de faire évoluer le débat sinon la situation des ces ilots de marginalisation normale.

Je cueillerai la vie et je te l’offrirai, ne s’inscrit pourtant pas dans cette mouvance, ne cherche pas à dénoncer la-violence-des-banlieues mais plutôt à saluer le courage, l’humanité et la détermination, souvent mis à rude épreuve, de quelques personnages féminins remarquables.

Sans aller jusqu’à qualifier ce roman de féministe, ce qui serait une facilité, je note avec respect ce choix de mettre en avant des protagonistes féminins. Certes, il y a davantage d’hommes que de femmes dans la police et dans la rue, mais elles sont sans doute plus symboliquement chargées d’espoir et de bonne volonté que leurs semblables masculins.

Je le dis sans sexisme aucun, ainsi que Florence Wells.

Disons simplement que ce choix relève davantage de l’hommage que de la revendication.

Ce roman montre comment la connexion entre les personnes ouvre des possibilités de changement, de fuite, d’amélioration du quotidien. Il nous amène à comprendre que si la problématique de la violence est un souci de l’individu avant d’être un problème sociétal, il est aussi et avant tout, subi, couvert et géré aux quotidien par des individus, là où la société fait défaut.

Si la violence est en toile de fond, ce qui ressort de ce roman noir est paradoxalement lumineux, plein d’amour et de force.

Le message fondamental est sans doute en rapport avec la puissance magnifique de l’altruisme : quand on n’a plus la force de se battre pour soi-même, on en trouve toujours pour se battre en faveur des autres.

Un roman bienfaisant et utile.

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